Meryl Streep (1949) / William Styron (1925-2006) § Histoire

644216_139886462857709_714825147_nDix films avec Meryl Streep:

  http://www.cinemovies.fr/actu/meryl-streep-les-dix-films-qui-ont-construit-sa-carriere/16723/m9

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William Styron est un écrivain et essayiste américain.  Après un premier roman (« Un lit de ténèbre »,1951), un voyage en Europe et son mariage avec Rose en 1953, il met plusieurs années à se documenter sur le personnage et publie « Les confessions de Nat Turner » en 1967, l’histoire  d’un esclave qui prend la tête d’une rébellion lors d’une guerre civile. Lui-même petit-fils de propriétaires d’esclaves, il revient sur leur difficile accès à la liberté. Le livre sort juste au moment où l’Amérique est en plein combat pour les droits civiques de la population noire. Il obtient le prix Pulitzer en 1968, mais son récit est sujet de controverse. En 1979, son roman « Le choix de Sophie » obtient un énorme succès et le National Book Award en 1980.

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Ce roman magistral pose et expose de nombreuses questions. Au centre, le dilemme monstrueux et tragique de Sophie, rescapée des camps de la mort. C’est Stingo, un ami de Sophie, qui s’exprime et revient sur les relations conflictuelles de Sophie et son amant Nathan, ainsi que sur les souvenirs traumatisants de la vie de celle-ci, tout en digressant sur les siens. Il nous fait part de l’analogie qu’il voit entre l’esclavagisme et l’antisémitsme nazi. Le sentiment de culpabilité est central dans toute l’oeuvre de Styron. Sur son expérience en camp de concentration, Sophie dit: « Je me sens tellement coupable de toutes les choses que j’ai faites là-bas. Et même d’être encore en vie. Cette culpabilité est quelque chose dont je ne peux pas et je pense que je ne pourrais jamais me délivrer … Je sais que je ne m’en délivrerai jamais. Jamais. Et parce que je ne pourrais jamais m’en délivrer, c’est peut-être la pire chose que les Allemands m’aient laissée. » 

Le film réalisé par Alan Pakula est sorti en 1982.

Meryl Streep, pour le rôle de Sophie, obtient l’Oscar de la meilleure actrice en 1983.

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« Je veux dire qu’un écrivain peut, si son art est assez fort, faire passer à travers une fiction une vision intuitive de l’Histoire ou de la société contemporaine que les historiens et sociologues ne peuvent exprimer. J’écris pour trouver un sens aux événements majeurs de mon temps lorsqu’ils causent des angoisses et des chocs psychiques : l’esclavage en ce qui concerne Nat Turner, l’Holocauste pour Le choix de Sophie. » W.S.

Un hors-série du Nouvel Observateur, archives d’entretiens de 1990 à 2013 :

Les romanciers participent à l’écriture de l’Histoire. Pour saisir la réalité du monde social, l’art de la fiction est sans doute un ajout majeur pour les historiens.

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