Martin Suter (1948) § vieillissement

Martin Suter (1948)

Ecrivain suisse alémanique

Martin Suter, écrivain suisse alémanique,  travailla dans la publicité et le reportage avant de se consacrer à l’écriture de romans, de scénarios et des paroles de chansons pour Stefan Eicher.

Son premier roman « Small world », gratifié de deux prix en 1997, a été porté à l’écran en 2010. Il nous y décrit la lente régression d’un  homme atteint de la maladie d’Alzheimer, un homme adopté dans son enfance par une famille de la grande bourgeoisie suisse. Avec brio, suspens et un sens acéré de la description, Martin Suter englobe dans son roman l’étude sociologique, le thriller et l’analyse des symptômes de la maladie. Simplicité et élégance de style.

imagesSmall_World_Poster

EXTRAIT :
 » – Je suis tombée sur le papier qui te permet de retrouver notre appartement et de te souvenir de mon nom.
– Où ? avait-il demandé.
– Dans le réfrigérateur.
Il rit. Mais comme cela, la glace était rompue. Il lui raconta tout. Tout ce dont il pouvait se souvenir. […]
Rosemarie rit aussi.  » – Peut-être devrais-tu consulter un médecin.
– Tu crois que c’est si sérieux que ça ?
– Rien que par précaution.
Ils continuèrent leur chemin dans la chaude odeur des chevaux. Lorsque ce cliquetis se fut évanoui, Conrad dit « C’était bien que je puisse parler pour une fois aussi ouvertement avec quelqu’un. Avec Rosemarie c’est impossible. »
Rosemarie s’arrêta. « Mais je suis Rosemarie. »
Pendant une fraction de seconde elle pensa qu’il allait perdre contenance. Puis il s’exclaffa : « Je t’ai eue ! »

Bio et biblio…graphie : http://www.culturactif.ch/ecrivains/suter.htm

Martin Suter est aussi le scénariste de « La disparition de Giulia », un film de Christoph Schaub:

giulia-header-fr

Sur le thème du vieillissement, ce film adopte différents points de vue. Celui d’une adolescente qui attend avec impatience sa majorité en bravant la loi. Celui de Giulia (Corrina Harfouch), nouvelle cinquantenaire qui réalise à quel point le regard des autres sur elle est devenu différent, voire inexistant.  Celui de Léonie, une octogénaire vivant dans une maison de vieux. A noter la participation de Bruno Ganz, toujours magnifique. Un scénario réjouissant, intelligent, drôle et salutaire.

Un article sur un stage pour aider à accepter l’âge que l’on dit mûr… :

Marie de HennezelMarie de Hennezel , psychologue et psychothérapeute, a publié plusieurs livres sur ce sujet.

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5 réponses à “Martin Suter (1948) § vieillissement

  1. Merci pour ce « voyage » – je n’ai ni lu le livre ni vu le film (et avais une certaine préférence pour ses livres (drôlement bien fichus) dans le monde de l’art. Quand je lis « vieillir » je pense surtout au Journal de Max Frisch 1966 – 1971 qui m’avait marqué longtemps avec son club des suicidaires et le code qui fixait les signes de vieillesse…

  2. De Suter, j’ai lu « Le diable de Milan » et surtout « La face cachée de la lune », celui-ci j’ai adoré ! Pour le reste , côté vieillissement…j’apprends sur le tas ! ah ah ah ! 😀

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