Isabella Rossellini (1952) § instinct maternel

Isabella Rossellini  (1952)

Actrice italo-américaine

Isabella est la fille du réalisateur Roberto Rossellini et de l’actrice Ingrid Bergman. Tous deux mariés, leur histoire d’amour fit scandale en Italie et à Hollywood. Ils officialisent leur union en 1950.

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Isabella débute modestement sa carrière en tant qu’habilleuse, journaliste, puis avec de petits rôles. Elle se fait connaître,  dans les années 80, comme  mannequin et égérie de la marque Lancôme durant douze ans.

adv_2629Actrice atypique, les rôles qu’elle accepte sont des personnages grinçants et loin du glamour auquel la plupart des actrices américaines adhèrent. Dans Blue Velvet, film de David Lynch (1986), alors qu’elle vient de se séparer de Martin Scorcese, elle  joue le rôle d’une chanteuse névrosée que l’on voit nue et couverte de bleus.

« Si David [Lynch] m`avait demandé de perdre trois kilo et m`avait éclairé de telle sorte que j`en devienne sensuelle, tout ça pour aguicher le public, jamais je n`aurais tourné nue. C`est là que c`aurait été dégradant. »

Avec le même réalisateur (devenu compagnon), Sailor et Lula (1990), où elle est une femme mystérieuse et menaçante :

http://www.vodkaster.com/Films/Sailor-et-Lula/16239

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 Sa filmographie :

http://www.linternaute.com/cinema/isabella-rossellini/film/

Sur l’impulsion de Robert Redford, elle écrit, réalise, produit et interprète, en 2008, une série de clips burlesques sur le thème de la vie sexuelle de certains animaux (Green Porno)

Elle suit des études d’éthologie (comportement animal), domaine qui l’a toujours intéressée et, après la série « Seduce me », la séduction chez les animaux, elle présente « Mammas » (dix épisodes) en 2013 au festival du film de Berlin. Avec humour, elle interroge l’instinct maternel chez les animaux. Inné ou acquis? Telle fut la question pour les humaines. Les femelles animales seraient, selon Darwin, enclines à se sacrifier pour leur progéniture. Isabella nous réserve quelques surprises à ce sujet. Le discours est scientifique, l’interprétation loufoque. Un décalage rafraîchissant!

« Marlene Zuk (biologiste) est partie de l’hypothèse de Darwin selon laquelle l’altruisme pourrait provenir d’un instinct maternel élargi. Mais, à travers mille exemples dans le règne animal, elle montre que le sujet est bien plus complexe que le stéréotype de la mère toujours attendrie et prête au sacrifice. C’est amusant mais aussi libérateur », s’enthousiasme-t-elle.

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Contre l’évidence de l‘instinct maternel, Elisabeth Badinter avait écrit en 1980 un livre choc, L’Amour en plus (Flammarion). Loin d’être une donnée naturelle, un instinct inscrit dans les gènes des femmes, l’amour maternel serait profondément modelé par le poids des cultures. Son dossier – bien ficelé – était de nature à ébranler les certitudes. Reprenant les travaux sur l’histoire de l’enfance, l’auteur en concluait que l’idée d’un amour maternel était une idée relativement neuve en Occident, qu’elle datait précisément des environs de 1760. Auparavant, du fait du nombre d’enfants qui mouraient en bas âge, des contraintes économiques qui pesaient sur la femme et, surtout, du peu de considération que l’on portait aux enfants (qu’on jugeait comme une sorte d’ébauche grossière d’être humain), l’attention apportée aux petits n’était pas si forte. De fait, le nombre d’enfants abandonnés ou laissés en nourrice montrait que beaucoup de mères n’étaient pas attachées à leurs petits. La littérature révèle aussi un nombre important de mères distantes et parfois brutales. Pour E. Badinter, ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle que le rôle de mère a été valorisé et que le regard sur l’enfance a changé. C’est alors que l’on a enfermé les femmes dans le rôle de mère nourricière exigeant un dévouement total à sa progéniture. (tiré d’un article de J.-F. Dortier, 2011)

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Max Ernst , La Vierge corrigeant l’enfant Jésus devant trois témoins, Breton, Eluard et le peintre, 1926.

Où l’artiste entreprend une déconstruction de l’image de la maternité traditionnelle.

Max Ernst
La Vierge corrigeant l’enfant Jésus devant trois témoins: André Breton, Paul Éluard et le peintre, 1926
Huile sur toile, 196 × 130 cm
Museum Ludwig, Cologne
© 2013, ProLitteris, Zurich
Photo: Peter Willi / ARTOTHEK
En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/6442047/max-ernst-retrospective-a-la-fondation-beyeler/#RoWdb403OUoVwqF2.99
Max Ernst
La Vierge corrigeant l’enfant Jésus devant trois témoins: André Breton, Paul Éluard et le peintre, 1926
Huile sur toile, 196 × 130 cm
Museum Ludwig, Cologne
© 2013, ProLitteris, Zurich
Photo: Peter Willi / ARTOTHEK
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