Meret Oppenheim (1913-1985) § coaching

Meret Oppenheim (1913-1985)

Artiste peintre, poétesse et plasticienne suisse

Née à Berlin d’un père juif allemand médecin et d’une mère suisse, Meret Oppenheim quitte l’école à 17 ans pour apprendre à peindre et s’installe à Paris deux ans plus tard. Elle vit son enfance chez ses grands-parents maternels à Delémont et Bâle. Elle  s’intéresse aux théories de C.G.Jung sur les rêves et découvre les oeuvres de Paul Klee dès 1929 ce qui ouvre sa compréhension de l’art abstrait.

Meret Oppenheim connait la célébrité avec cette oeuvre emblématique du surréalisme, achetée par le MoMA en 1936 :

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Meret Oppenheim, « le déjeuner en fourrure », 1936,MoMA, New York. Titre suggéré par André Breton en référence au « Déjeuner sur l’herbe » de Manet et à « La vénus à la fourrure » de Sacher-Masoch

A Paris, elle rencontre Alberto Giacometti, Hans Arp et Sophie Taeuber-Arp qui la présentent aux surréalistes. Sa liberté et son non-conformisme en font une égérie toute trouvée. Cependant, pour elle, le surréalisme correspond plus à une impulsion rebelle.

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Meret Oppenheim, L’oreille de Giacometti, 1933

Elle est remarquée grâce à l’ oeuvre ci-dessus par André Breton qui lui demande de participer à une exposition surréaliste. Cette reconnaissance de son travail l’encourage dans sa création. Première exposition à Bâle en 1936.

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Man Ray, « Erotique voilée », portrait de Meret Oppenheim, 1933

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Portrait de Meret Oppenheim par Leonor Fini, 1938 (collection privée)

Meret Oppenheim est une femme libre et émancipée qui affirme sa bisexualité.  Ses relations avec Man Ray, Max Ernst et Marcel Duchamp attestent de sa liberté et de son indépendance d’esprit dans sa vie comme dans son art. « La sexualité n’a pas été mon problème, je m’en suis moi-même libérée. […] Le problème des femmes réside dans leur situation au sein de la société » déclarait-elle en 1984. Sa grand-mère, Lisa Wenger, une des premières femmes étudiante en peinture des Beaux-Arts de Düsseldorf,  proche d’Hermann Hesse et Carl Gustav Jung, lui a donné le goût de la liberté, de l’art et du féminisme.

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D’après la légende de Geneviève de Brabant accusée à tort d’adultère. Meret Oppenheim en a créé tableaux, dessins, poèmes et sculpture. Pour elle, c’est la figure des injustices subies par les femmes.

La notoriété qu’elle acquiert si jeune va entraîner une longue crise qui la verra s’écarter du monde de l’art de 1939 à 1954. Elle continue cependant à travailler mais pour elle seulement.

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Meret Oppenheim, « Bon appétit, Marcel! »ou « la reine blanche ». Hommage à Marcel Duchamp: pain, colonne vertébrale de perdrix, échiquier, services et assiette.1966/78.

L’idée de la femme associée à la nourriture et au jeu renvoie aux relations de pouvoirs dans la société. Meret Oppenheim pratique beaucoup la notion de jeu, penchant qu’elle partage avec les surréalistes. Celui des « cadavres exquis » dont ils usent, elle le transpose en allant à la recherche d’objets à l’extérieur avec des amis pour ensuite les assembler et produire des créations.

Meret Oppenheim transcrit ses rêves dès 1927 : « J’ai lu chez Jung que lorsque le chef d’une certaine tribu faisait un rêve qui lui semblait important, il convoquait tous ses hommes et leur racontait ce rêve. (…) Quand les artistes et les poètes décrivent ce qui leur semble important, alors peut-êtrecela l’est-il aussi pour l’humanité. »

 

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Kunstmuseum Bern Meret Oppenheim (1913-1985) Stone-woman / Steinfrau, 1938 Oil on cardboard, 59 x 49 cm Private collection ©ProLitteris

Cette oeuvre est importante pour comprendre la torpeur et l’impuissance qui s’installe en elle suite à son succès parisien des années trente. Elle prend de la distance avec le milieu surréaliste, voyage en Italie avec Leonor Fini et retourne s’installer en Suisse.

En 1945, alors qu’elle vit en Suisse, elle rencontre le marchand Wolfgang Laroche qu’elle épouse en 1949. Elle surmonte sa crise en 1954 et installe son atelier à Berne. Elle travaille intensément et organise la « fête de printemps » en 1959 où le repas est servi aux invités sur une femme nue, une façon pour elle de célébrer la fécondité féminine.

En 1975, elle reçoit le prix le prix de l’art de la ville de Bâle et prononce un discours fameux sur les femmes artistes. Elle publie le recueil de poèmes « Sansibar » en 1981 et « Caroline » en 1985. Les expositions se succèdent en Suisse, en France et en Allemagne jusqu’à sa mort en 1985.

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Meret Oppenheim, Robe du soir avec collier soutien gorge (détail), 1968, buste de mannequin, perles et éclats de verre, peinture, étoffe, H 145 cm, coll. Pictet & cie

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poème et sérigraphie tirés de « Sansibar », 1981

MO-4060-1-460x689Une de mes sources, le dossier pédagogique très complet du musée :

 http://www.musee-lam.fr/wp-content/uploads/2014/02/Dossier-Pedagogique-Meret-Oppenheim.pdf

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Meret Oppenheim, Portrait tatoué , 1980. Collection particulière, Berne. Photo : Heinz Günter Mebusch. © Adagp Paris, 2014.

Meret Oppenheim a traversé une longue crise d’environ quinze années avant de retrouver la confiance en soi nécessaire à son épanouissement.

Que faut-il pour avancer lors de ces passages à vide qui nous entravent, comment se remettre en question?

Les périodes de crise personnelle qui peuvent arriver dans notre vie (crise d’adolescence, crise de milieu de vie, etc.) sont des caps difficiles qui nous interrogent sur nos valeurs et nos besoins. Elles nécessitent un temps de pause et de réflexion pour éviter de retourner la culpabilité sur notre entourage. Tout recommencer n’est pas forcément toujours la solution. En revanche, se poser les bonnes questions, mieux définir ses rêves, exposer ses doutes, oser demander de l’aide sont des attitudes qui permettent de faire évoluer positivement une situation qui peut ressembler à une impasse. Le coaching en est l’outil actuel.

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« Je m’adresse aux artistes, créateurs, membres d’associations, journalistes, écolos, enseignants, militants, hommes et femmes de l’ombre aussi, qui, pour une raison leur appartenant, cherchent, dans leur sphère professionnelle ou privée, un accompagnement personnel qui les aide à prendre en main le changement. » Xavier de Stoppani, coach

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Meret Oppenheim, « Ma gouvernante », 1936

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5 réponses à “Meret Oppenheim (1913-1985) § coaching

  1. Je rejoins Michel / néanmoins cela n’élève en rien la qualité de vos stockes. Votre blog reste un espace précieux et c’est un réel plaisir de venir se promener chez vous. Merci infiniment pour votre travail de recherches, d’élaboration… Je suis heureuse de vous avoir trouvée !!!!

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