Fiona Hall (1953) § Conservation de la nature

378989-fiona-hallUn de mes coups de coeur de la Biennale de Venise 2015, le Pavillon de l’Australie, un genre de cabinet de curiosité, un espace obscur d’où émergent des objets illuminés, des centaines d’éléments qui constituent un ensemble encyclopédique.

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Vue partielle du pavillon australien, « Wrong Way Time » (Le temps des mauvaises directions), investi par Fiona Hall. Photo personnelle.

Présentation officielle : media-release-australian-pav-55a5fb80255c2

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Ci-dessus, quelques-unes des pièces exposées à la Biennale.« L’ensemble des œuvres que je présente est une tentative personnelle de réconcilier un état de morosité et de chaos avec la curiosité et l’affection que nous éprouvons pour notre Terre à tous. » FH

 Profil de l’artiste et oeuvres à voir sur Roslyn Oxley9 Gallery

Fiona Hall est une artiste plasticienne, sculptrice et photographe. Elle est née et a grandi à Sidney, Australie, d’une mère radio physicienne et d’un père technicien. Son frère, Peter Gavin Hall, est mathématicien statisticien. Elle s’intéresse à l’art dès l’âge de 14 ans. Elle sort diplômée de la East Sydney Technical School (ESTS) en 1975. Bien que cette école ne diffuse pas de cours de photographie, c’est dans cette branche qu’elle se fait remarquer lors d’une exposition sur les jeunes photographes australiens.

Fiona Hall réside deux ans en Angleterre comme assistante de Fay Godwin et sa première exposition personnelle a lieu à Londres en 1977. Elle retourne brièvement en Australie en 1978 pour prendre soin de sa mère malade et expose à Melbourne.

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Fiona Hall, London, England, juin 1977.

Elle s’inscrit alors au Visual Studies Workshop (VSW) de Rochester aux Etats-unis qui lui permettra d’obtenir, au bout de quatre années, un Master of Fine Art. Elle passe un an comme artiste en résidence à la Tasmanian School of Art où elle crée The Antipodean Suite : « Ces images proviennent d’un désir de transcrire certains aspects de ce qu’on appelle Les Antipodes. (…) L’intention ne doit pas être comprise au sens littéral. C’est au contraire une exploration dans le but d’arriver à une cohésion de l’idée. » FH

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Fiona Hall, « Pride (orgueil), Seven Deadly Sins » (série), 1985 Polaroid photograph, 61 × 50.8cm

Durant les années 1980, elle voyage et travaille dans le sud de l’Australie pour la South Australian School of art. Elle expose et produit plusieurs séries photographiques. C’est l’oeuvre Paradisus Terrestris qui lui offre la reconnaissance publique.

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Fiona Hall, « Paradisus Terrestris » 1989-90 Description: Série de 23 sculptures, Adelaide, South Australia, Materials & Technique: sculptures, 23 cut and moulded sardine tins; aluminium, tin and steel Dimensions: env.24.5 h x 11.0 w x 1.5 d cm Image rights: © Fiona Hall

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Fiona Hall, « Paradisus Terestris », 1989-90 aluminium & tin, 25 × 12 × 3cm, détail.

En 1992-93, la National Gallery of Australia organise l’exposition The Garden of Earthly Delights: The Art of Fiona Hall .

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Fiona Hall, « Give a Dog a Bone », 1996. L’installation peut varier dans sa forme.

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Fiona Hall, « Give A Dog A Bone », 1996 Objets sculptés en savon. Détail.

Le titre de l’installation ci-dessus, Give a dog a bone (donne un os à un chien), évoque l’expression « une vie de chien ». Le portrait central est une photo du père de l’artiste. Elle présente, dans de simples boîtes en carton d’emballage, une multitude d’objets actuels sculptés minutieusement dans le savon. Ces objets, dont un bouddha, des os, des graines de plantes australiennes, etc. sont rendus uniformes par leur même couleur et matière. Le savon est «  l’un des premiers et des plus rentables produits du capitalisme« , mais aussi une matière plus instable et fragile que celle dont sont habituellement fabriqués ces objets quotidiens, ce qui se rapporte à la brièveté de la vie.

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Fiona Hall, » Sardonic: black boy & black gin (Xanthorrhoea australis & Kinga australis) », 2005 a series of ten pairs, tin and aluminium 2 pieces: 22 x 7.5 x 2.5cm; 21.5 x 7.5 x 2.5cm

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Fiona Hall, « Cell Culture », 2002 (detail) glass, metal, PVC, beads in vitrine Vitrine dimensions: 158.1 × 250.2 × 90.2 cm Courtesy of the artist and Roslyn Oxley9 Gallery, Sydney

Fiona Hall utilise divers supports pour son travail (souvent des séries) dont la peinture, la sculpture, les installations, l’agencement de jardins et le film vidéo. Son oeuvre explore la relation entre nature et culture en utilisant, par exemple, le détournement d’objets mêlés à la flore et la faune. Elle se sent profondément concernée par l’état du monde et tente de diffuser des messages sociaux et politiques à ce sujet. Messages jamais dogmatiques, lancés avec humour, de façon à questionner plutôt qu’assener. Elle s’investit dans les thèmes de l’écologie, la mondialisation, l’Histoire, l’impact de la colonisation et du capitalisme sur le monde, la conservation des espèces, etc.. De plus, il semble qu’elle n’emploie aucun assistant dans son travail.
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Fiona Hall, « Further shore » (autre rive), détail.

Le travail de Fiona Hall, entre autres thèmes, cherche à interpeller la population sur la nécessité de se préoccuper de la préservation et la conservation des espèces de la faune et de la flore mises en danger par nos modes de consommation et de production contemporains.

3569578072_UICNL’Union Internationale pour la Conservation de la Nature ( UICN ) est la principale ONG mondiale consacrée à cette cause. Son siège est en Suisse. Elle aide à trouver des solutions pratiques aux problèmes de l’environnement.  Elle possède des antennes, des comités et des bureaux dans le monde entier. Voir https://www.iucn.org/fr/ou/

grethel-aguilar-uicn-1-728La Liste rouge de l’UICN est un indicateur privilégié pour suivre l’état de la biodiversité dans le monde. Grâce à cet état des lieux, on sait aujourd’hui qu’une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur huit, plus d’un amphibien sur trois et un tiers des espèces de conifères sont menacés d’extinction mondiale.

Téléchargez ici la Brochure UICN du comité français.
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Fiona Hall, « Fern Garden », Canberra.

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