Felice Varini (1952) § point de vue / Alexandre Jollien (1975)

Portrait Felice Varini

Artiste Suisse (Tessin), travaillant sur l’espace, l’architecture et la vision.

Felice Varini travaille sur l’espace architectural, c’est-à-dire la rue, un bâtiment, une salle, etc. Il choisit son lieu, son support, puis définit un point de vue à hauteur des yeux et généralement dans un passage. Il construit alors son projet que le spectateur découvrira morcelé sauf s’il se trouve exactement au même endroit que l’artiste a choisi comme point de départ. Une anamorphose. Un jeu de regard et de paysage, joué par l’artiste et par les spectateurs. Non une illusion d’optique, mais l’apparition d’une abstraction. Amener la peinture hors de son cadre. Liées à la matière, à la lumière, au mouvement, ces oeuvres sont aussi intéressantes entières (point de vue de l’artiste) qu’éclatées (autres points de vue).

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Vercorin, Suisse (Valais) 2009

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var263a01hMontélimar, France

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« Ellipses plein vide, rouge et bleu » Paris (point de vue)

var172a01hLe même, hors point de vue.

Le site de Felice Varini (oeuvres, vidéos, entretiens,etc.) : http://www.varini.org/

le-philosophe-by-andre-marin-de-barrosLe philosophe, Huile sur toile, André Marin de Barros:

« réfléchir,c’est se retirer du temps. »

 Un point de vue est aussi l’expression d’une opinion, individuelle ou non, sur un sujet donné. Une position que l’on adopte pour voir.

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° Cela implique qu’un même sujet sera vu de façon différente selon la façon dont on le regarde (détaillée, globale, etc.). ° Pour voir l’ensemble d’un objet, on doit changer de point de vue (de face, de profil,etc.). ° Il existe des points de vue plus pertinents que d’autres (connaissance préalable, manière d’aborder le sujet, etc.).

Un article détaillé à ce sujet :

http://julien.lecomte.over-blog.com/article-21699776.html

Il existe principalement un type de point de vue qu’il faut rejeter : celui qui rejette des points de vue. En effet, le point de vue en lui-même (ensemble de présupposés, jugement), qu’on soit en accord ou pas, n’est qu’une limite donnée, il ne permet pas de rejeter tous les autres. C’est donc l’ouverture aux points de vue qu’il faut favoriser.

JOLLIEN AlexandreAlexandre Jollien (1975), écrivain et philosophe suisse.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la faiblesse, la construction de soi. Sa pensée, son point de vue, est centrée autour de l’idée de joie. Atteint à sa naissance d’une infirmité motrice cérébrale, il surmonte les obstacles liés à son handicap et obtient une licence en lettres à l’université de Fribourg (Suisse). Son premier livre « Eloge de la faiblesse », paru en 1999, est une conversation imaginaire avec Socrate où il s’interroge sur la notion de normalité et se raconte avec simplicité. Le regard des autres est fondamental pour une personne « différente ». Quatrième de couverture :

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 » …oser la faiblesse, aller sans carapace, nu devant l’existence. »A.J.

http://www.alexandre-jollien.ch/


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4 réponses à “Felice Varini (1952) § point de vue / Alexandre Jollien (1975)

  1. J’ai hésité à commenter (du moins à commenter tout de suite, ou à le faire demain).
    Finalement c’est « toutesuite » !

    Je trouve ton parallèle vraiment très pertinent mais surtout je suis surpris par le travail de Varini, que je ne connaissais pas du tout. Ni son nom, ni son travail ni même cette discipline. D’ailleurs, en grattant très vite sur le web, j’ai vu passer le mot « anamorphose » : technique de dessin consistant à transformer la perspective pour la rendre « juste » depuis un seul point de vue.

    Quant au parallèle, donc, avec Jollien c’est très juste, et ça me donne l’occasion de relire ses écrits : merci !

    • Ah mais tu as raison, c’est ça! Je n’y avais pas pensé et ce que j’ai lu et visionné sur Varini n’utilise pas ce terme. As-tu visité son site? je te le conseille, il y a tout ce qu’il a produit. Sur l’anamorphose, j’ai vu une expo extra sur Markus Raetz, encore un suisse!

      • Alors là, Markus Raetz, c’est bluffant. Pardon, mais son « Yes No » est à tomber parterre… Je n’ai jamais douté de l’inspiration des artistes suisses, mais là y a du niveau quand même !

  2. Pingback: Cornelia Konrads (1957) / "Le vent des forêts" § Forêts | CultURIEUSE·

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